Salut les gens

[French blog with a few articles in english] — Il y a un jour où vous pigez un truc et là, cest embêtant car même si vous vous dites que cette nouvelle idée n'est pas comme la bien-pensance voudrait quelle soit, vous n'arrivez pas à revenir en arrière. Soit vous ête têtu, soit vous avez évolué. A vous de choisir le chemin que vous voulez emprunter.

Mon père

Un des derniers plans du très beau film «Road To Perdition» de Sam Mendes, avec Ton Hanks, Paul Newman

Salut les gens.

Réciter un hommage à son père qui a quitté ce monde pour le suivant, deux ans jour pour jour après la cérémonie en hommage à notre mère, est forcément un moment spécial. Vécu entre émotion profonde et acceptation d’une évidence, je crois qu’il est important de le faire en pleine conscience, pour vivre cet instant précieux et rare qui forge une vie, qui vous fait grandir, et qui vous libère en même temps.
Rien ne nous prépare à le vivre, mais on le vit quand-même et là est le grand message de la vie: tout peut être vécu. Tout doit être vécu. La douleur qui arrive sans crier gare. Nos fondations qui sont secouées et dont on ne peut échapper. Dont il ne faut pas échapper.

Mes parents ne sont plus là. Cette entité parentale qui était encore présente tant que mon père était parmi nous, n’est plus. Ma sœur et moi sommes aujourd’hui le sommet de notre lignée. Nous sommes les survivants. C’est une étape de la vie. Etape de notre chemin que l’on parcours tant bien que mal, avec ce que nous sommes, avec qui nous avons vécu, avec qui nous a forgé.

La dernière fois que j’ai vu mon père, environ trois semaines avant son déçès, j’étais là pour lui. Nous avons mangé ensemble, discuté. Ensuite en passant le pas de porte, je l’ai salué en lui serrant la main et en le regardant bien dans les yeux pour lui dire: «N’aie crainte. Tout va bien entre nous».
Je ne me souviens pas avoir eu un pressentiment, mais je sais que je devais le faire à ce moment-là. Et je l’ai fait, calmement, avec sincérité.

A la fin d’un parcours de quatre-vingt-deux ans d’une vie faite de multiples talents, de passions, de difficultés d’enfance, il n’a pas souffert. Il avait planté des graines de tournesol peu de temps avant sa dernière sieste. Il a posé son téléphone en mode répondeur sur la table de nuit, à côté du crucifix qui n’y était jamais habituellement. Il a dû sentir venir son moment. Il est parti entre midi et quatorze heures, le 15 avril 2019.

Salut vieux.


Parmi les films qui parlent du lien père-fils, il y a en a un qui me touche particulièrement.
C’est un film de gangsters dans lequel un père et son fils fuient la mafia irlandaise. Durant leur cavale, ce père distant va apprendre à s’ouvrir à son fils et va réaliser l’importance qu’un père peut avoir pour lui. Ce fils qui va réaliser l’importance qu’il a pour son père.

Ce film nous dit que les parents font du mieux qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont, qui donnent tout ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils sont, et que peu importe la nature du lien, à la fin, il reste une évidence qui se résume en un mot apaisé.

Ce même mot apaisé que l’on entend de la bouche de ce fils, à la fin du film, quand il se tient debout, seul face à l’océan:
— «Quand les gens me demandent si mon père était un homme bon, je donne toujours la même réponse. Je leur dis simplement…
… C’était mon père».


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