« Femme cruelle »

Salut les gens.

Avertissement
Le texte qui suit est assez osé. Attention les yeux mais nous sommes entre adultes, n’est-ce pas?

_

_

_Il y eu cette femme, proche et lointaine, restée longtemps
_inconnue, intouchable et intouchée. Une femme.

Femme brique qui trouva la clef pour ouvrir son Être.
Femme vivante, vibrante de sa nouvelle vie.
Femme aventure qui veut découvrir de nouveaux territoires.
Femme livre qui offre ses mots de rencontres.
Femme sucre qui appelle l’homme jusque-là lointain.
Femme tornade qui lui offre ses chairs tendres.
Femme sirêne qui veut un sexe dans son ventre,
_les doigts en elle, presser le palais sensible.
Femme neige qui veut revivre le vécu qui est déjà loin, ce pénis qu’elle a englouti avec gourmandise,
_la semence onctueuse qu’elle a laissé couler dans sa gorge, ce baiser humide qu’elle a partagé.

Femme trouble qui veut vivre le désir, mais pas mêler les langues.
Femme poison qui s’insinue, pollue et casse.
Femme feuille qui se prend pour un arbre.
Femme lion qui sait écouter comme imposer ses mots.
Femme juge qui sait offrir comme prendre la joie.
Femme louve tantôt patiente, tantôt prédatrice.
Femme blanche à l’épiderme de lait, aux courbes fines, au creux poilu
_cerclant son nid de délicatesse, suintant de son nectar clair et tiède.
Femme fluide dont le sang est un fleuve de plaisir, rougissant les doigts tout au long de la nuit.
Femme panthère qui gémit le prénom de l’homme, à la lumière des bougies,
_sa voix sussurrée dans l’air, son visage caché dans sa crinière.
Femme fontaine qui s’offre, qui s’ouvre, qui veut que l’homme l’envahisse et la remplisse,
_qui exhibe son sexe mouillé, qui jouit de chaque inspiration de cette intimité.

Femme dominante qui enfourche, qui se laisse glisser, qui se laisse entrer, qui valse son bassin,
_chaque parcelle de chair qui se frotte rayonne son extase,
_la dureté de l’un écartant la douceur de l’autre.
Femme langueur offerte à l’homme la prenant entre ses fesses rondes,
_son souffle dans son cou, sa main sur sa fine poitrine.
Femme fièvre à genoux, l’homme qui l’effleure d’un coup de langue, en extase devant sa beauté,
_sa longueur glissant entre ses lèvres, entre les poils, s’enrobant du fluide envoûtant.

_Qu’y a-t-il de plus beau que le sexe d’une femme?

Femme braise qui veut entendre l’homme crier son plaisir, sentir des mains sur ses hanches fines,
_lui dire des mots de miel qui se conjugent à la chair.
Femme hyène qui veut prendre comme être prise.
Femme enfant qui veut pleurer sur une épaule, comme elle a pleuré avec l’ancien amant.
Femme forêt qui demande à l’homme s’il lui fera l’amour dans la nature.
Femme plume qui lance les mots dans le vent et les laisse disparaître.
Femme ombre qui se dérobe de la lumière crue.
Femme mère qui compatit la future détresse de l’homme.
Femme pélerin qui s’en va sans un regret, sans un retour.

Une nuit d’amour est un diamant que l’on crée rien que pour soi.
Diamant qui devient boulet de plomb quand on s’y attache.

Femme souffle qui se tait, qui évite, qui frôle,
_qui touche mais sans toucher.
Femme magnétique qui rejoint l’ancien amant,
_qui suit l’appel du suivant.
Femme gouffre qui veut l’homme lumineux qui passe,
_qui le prend et le laisse d’un seul geste,
_avec chaque fois son flot de plaisir.
Femme alchimiste qui teste les hommes
_comme dans un laboratoire de la Vie.
Femme roc qui étouffe avec sa confiance de marbre.
Femme montagne qui crache ses torrents de rochers.
Femme argile dont le masque d’assurance camoufle la fillette abandonnée.
Femme ange et démon qui fait rîmer pierre avec lumière.
Femme nuage qui porte une âme floue comme un lavis d’aquarelle.
Femme aigle que l’on suit ou que l’on regarde s’éloigner.
Femme homme, femme volontaire qui dit et fuit la lumière.
Femme loi qui dicte ses règles, force sa volonté, dresse la vérité de son côté.
Femme pouvoir libre de tout, libre de l’homme, libre de la vérité, libre de la Vie.
Femme dieu qui prend la place de l’Univers.
Femme sorcière qui maintient son emprise sur l’homme d’hier.
Femme fière, femme colère qui projette sa rancune quand elle n’obtient pas ce qu’elle veut.
Femme vampire qui veut aspirer les pensées sensuelles, qui aime sentir l’appel silencieux
_de l’homme qui se masturbe pour elle, qui jouit dans un rêve,
_plaisir morbide de l’attachement au passé qui n’est plus.
Femme présent qui ne reviendra pas vers l’homme aveuglé par l’amour de l’enveloppe
_qu’elle a endossé le temps de trois nuits.

_Les grandes souffrances dévoilent-elles ce qui est précieux dans cette vie?
_Comment quelques instants de vie deviennent-ils une immensité de mélancolie?

_Il y eu cet homme, proche et distant, compris et incompris. Un homme silencieux.
_Un homme qui ne savait pas qu’une femme pouvait être vénéneuse.

Homme qui lu ses mots, qui senti sa présence, qui partagea son vécu.
Homme qui découvrit la femme sous le jour nouveau de sa nouvelle vie.
Homme qui rêva de nouveaux rêves.
Homme qui frémissa des frissons du désir à venir.
Homme qui doit se faire solide pour lui faire face, être à la hauteur de sa force.
Homme qui ignora son corps qui avant le premier baiser, avant la première caresse,
_lui hurla de s’arrêter, de quitter ces draps de promesses, de lui dire non.
Homme qui voulait par dessus tout vivre cette passion qui l’attire et l’effraie,
_avec cette femme blanche qui voulait par dessus tout assouvir ses sens à chaque instant,
_avec chaque possibilité qui lui était offerte.
Homme qui ne vit que la chimère qui l’avait conduit dans ce lit.
Homme qui offrit sa patience, son absence et sa présence.

_Comment peut-on avoir des gestes qui ne trouvent racine nulle-part en soi?
_Comment peut-on ignorer cette Vérité quand elle est si évidente?

Homme qui toucha, lècha, pénétra, remplissa pour atteindre ce rêve inaccessible.
Homme qui voulu vivre avec elle les mots partagés,
_les instants vécus avec un autre, voulu s’accaparer le passé révolu.
Homme imposteur qui voulu prendre une place qui ne fut jamais la sienne.
Homme qui rêva d’être l’amant éternel.

_Vouloir vivre le passé est comme vouloir mourir. La Vie avance et jamais ne recule.

Homme qui déjà fut aveuglé par l’amour d’une enveloppe de chair,
_du rôle de cette amante qu’il a connu le temps de trois nuits.
Homme qui la vit s’éloigner, rejoindre l’ancien amant pour le quitter et lui revenir encore,
_enfermée et tiraillée qu’elle était entre liberté et besoin de jouir encore.
Homme qui espéra mille ans, attendit mille jours, imagina les mille plaisirs des mille nuits
_de mille douceurs partagées avec celle qui ne prît qu’une seconde pour dire adieu.
Homme qui s’accroche, qui se perd, qui se voile, un an de peine, d’angoisses, de pleurs,
_pour trois nuits d’intimité avec la déesse d’un rêve à peine effleuré.

_Le prix est cher, trop cher. Le prix de l’ignorance, le prix du regard détourné.
_La Vérité doit être ce qui est de plus précieux pour causer tant de peine quand on s’en détourne.

Homme qui lui dit non, qui ne veut plus souffrir.
Homme qui jeta les images, les textes, les souvenirs.
Homme qui laissa partir doucement les pensées, les envies, les regrets.
Homme qui doit se faire fort pour être libre, enfin.
Homme qui sait qu’il ne doit pas tourner le dos à la Vérité.

Edward Hitten, le 24 février 2011 (dernière révision, le 14 novembre 2013)

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4 Responses “« Femme cruelle »” →

  1. Vittoria

    19 mars 2011

    Bonjour mon Grand!!
    Ah ces femmes…il y en a des choses à dire sur nous ..toutes femmes..mais toutes différentes pourtant..Joli texte parfois osé..parfois sujectif..parfois tendre…parfois triste…
    Je ressens un Homme bléssé qui exprime sa douleur et son amour du féminin mais qui va de l’avant malgré sa souffrance pour trouver LA Vérite La Liberté peut être L’Amour au tournant d’une rue..
    Ps : La femme que tu as dessiné ( je suppose)…me fait peur!!! C’est pas la représentation de la femme…mais d’un fantôme sans âme….Gros bisous et Bravo pour ton site. Vic

    Réponse
    • Salut miss.
      Merci pour ton message. Le dessin est une image qui s’est imposée à moi. Ça a été le signal qui m’a dit que cette personne n’est pas claire.

      Réponse
  2. Je ne trouve pas ce texte osé, il est simple et authentique, il lève le voile sur les pensées intimes d’un homme qui a le courage d’assumer ses désirs, ses émotions, sa sensibilité et ses tourments sans complexe. Un texte poétique où les sens sont à l’honneur, tout autant que l’est, l’amoureux.

    Réponse
    • Merci pour ce commentaire fort élogieux et exprimé avec une belle plume, enfin, un beau clavier… Le monde moderne, plus aucun romantisme. =)

      Réponse

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