Salut les gens.

Vous connaissez cette histoire: dans les camps d’extermination nazis, chaque employé ne faisait que son travail mais n’avait pas l’impression de participer (ou n’y pensait pas) au quelque plan machiavélique. Le chauffeur de train conduisait le train, le portier ouvrait et fermait la porte, etc.
Concrètement ça ne marche pas: un paquet de gens qui gèlent dans des wagons à marchandises, ça ne ressemble pas au club Med. Donc les individus savaient dans quel genre de business ils œuvraient. Mais le raisonnement est plausible car les entités individuelles n’ont pas toujours la conscience de l’ensemble dans lequel ils évoluent. L’employé de base ne sait jamais ce qui se passe dans le bureau du PDG.

Aujourd’hui, est-ce qu’on se demande si ce que nous faisons de nos prétendues bonnes actions sont réellement au service d’un grand bien général? (De même que si l’on croit être face à une manifestation de racisme présumé, sommes-nous sûr que ce soit le cas? A-t-on plus le droit de se défendre face à notre semblable que face à quelqu’un de différent?)

Par exemple quand un pauvre diable sonne chez vous et vous tend un papier où il est écrit qu’il a besoin d’argent pour se nourrir, etc. Si vous savez que cette personne est tenue par des gens qui lui somme de mendier, vous réfléchissez et ne lui donnez rien, car si vous le faites, vous êtes complice de ce traffic. Pas agréable à faire non?

Quand votre jeune enfant vous supplie qu’il veut manger tout un gâteau au chocolat, le lui permettez-vous sachant que cela va le rendre malade? Non?

Peut-on se demander si le fait d’aider des migrants (et pas des réfugiés, remarquez la différence de sens) à passer de la Libye (écrasée illégalement par les manœuvres de l’Empire) à l’Italie submergée d’Africains qui ne s’assimilent pas mais s’agglomèrent comme le font toute communauté qui se retrouve dans un pays aux mœurs différentes de leur pays d’origine?

Est-il possible que l’humanitaire soit au service d’une raison moins honorable sans le savoir?

La question mérite d’être posée et examinée.
Petit tableau: on sauve des vies individuelles. Ci-dessous une animation du traffic maritime des bateaux des ONG humanitaires entre la Libye et la Sicile. Comme des taxis, ils font des allers et retours. Pourquoi? Probablement parce qu’ils sont voyagés par des passeurs qui savent que s’ils demandent de l’aide, ces ONG feront leur travail à leur niveau. Environ 200 à 400 personnes par jour. Parfois plus de 1000.

Le bateau sauve de pauvres migrants, OK. Ensuite? La majorité ne demandent même pas l’asile, ils jettent les rations alimentaires qu’on leur donne et ils disparaissent. Ils montent vers l’Allemagne, la France, ensuite l’Angleterre et les pays nordiques.

Grand tableau: des lois sont instaurées pour protéger les migrants parfois au détriment des autochtones.
En France, si une maison est inoccupée pendant 48 heures et que les squatters possèdent le récépicé d’une dépense faite à ce domicile (un ticket de livraison de la pizzeria locale), la procédure légale s’engage et ils ont le droit de rester. Le propriétaire qui rentre chez lui trouve une famille qui occupe son maison, qui a changé le nom sur la porte et les serrures et ils peuvent y rester en tout légalité. Celon votre bon moral, est-ce  normal?

En Allemagne, la masse des migrants ne fait pas toujours le bonheur. Ces gens qui manifestent sont-ils tous racistes (pensée basique de gauche) où méritent-ils d’être entendus?
En Suède, le journaliste indépendant Tim Pool (pas gauchiste mais pas de droite non plus) s’y rend pour voir de ses propres yeux si l’existence de no go zones (lieux de non-droit) est véridique. Les lois dans ce pays sont sévères pour qui tente d’alarmer le danger (réel ou pas) sur l’afflux des migrants.
C’est la situation du droit moderne qui a tendance à protéger plus le criminel que sa victime. Vous vous défendez contre un cambrioleur et si vous lui faites du mal, vous risquez parfois plus de conséquences que lui. Est-ce juste?

Un aspect que l’on oublie de considérer: les différences culturelles inhérentes aux continents et aux pays. Le lien hommes-femmes est très différent dans les pays du Maghgreb, d’Afrique et du Moyen-Orient et de leurs composantes. La status de la femme est très différent en Syrie, au Pakistan ou en Iran. Comment ne pas comprendre que des jeunes hommes qui ne peuvent approcher les femmes qu’à travers de rites stricts, se laissent aller aux pires comportements une fois arrivés dans une Europe où la mode ne laisse plus grand mystère sur l’anatomie féminine? Le comprendre ne signifie pas ne rien faire ou agir mal.

Glogalement, et pour diverses raisons, il y a de quoi se demander à qui bénéficie cet afflux de migrants.
— Pourquoi pense-t-on surtout en termes humanitaires en urgence et pourquoi on ne se questionne pas sur les raisons qui les poussent à quitter leurs pays respectifs?
— Pourquoi les médias nous donnent systématiquement une image de victime des migrants et bloquent ce qui leur donne une image plus négative?
— Si les politiques qui favorisent systématiquement les migrations (comme Merkel) le justifient toujours par la nécessité économique, n’est-ce pas la preuve que l’enjeu est économique plus qu’humanitaire?

— Pourquoi ces pays sont en difficulté en premier lieu?
— Peut-on parler de l’esclavage qui a lieu en Libye?

— Peut-on régler ces problèmes à la base? Si oui comment, si non pourquoi?
— Leur situation est-elle causée par les mêmes processus qui a intérêt à ce qu’ils s’amassent en Europe?
— Est-il valide de se questionner sur ce qui fait une culture, une région ou un pays?

— L’Europe manque-t-elle réellement de diversité comme l’affirment certains?

Ce sont des questions complexes et difficiles que bien des gens refusent de considérer en utilisant au maxium son bon sens pour trier le vrai du faux qui réside dans les deux côtés des opinions. Il est plus facile de pleurer sur l’enfant échoué sur une plage que de comprendre les méchanismes qui ont créé cette situation. Mais si vous ne voulez plus voir ces drames, vous ne pouvez pas faire l’économie de ne pas comprendre l’ensemble de cette réalité.

Certains parlent de compenser la baisse de natalité européenne afin de garantir le tournus de la population active. Ce qui nous amène à cette question: ne sommes-tous que du combustible pour alimenter cette grande machine qu’est notre société de consommation? Est-ce que notre sentiment d’appartenance est relégué derrière cette nécessité et au final, à qui et à quoi sert une société?

Personellement je préfère côtoyer un étranger sympathique qui aide à une société fonctionnelle et respecteuse de chacun qu’un local ennuyeux et qui n’en plante pas une. Mais je comprends très bien que l’on aie envie de s’entourer de ses semblables, comme le font d’ailleurs ceux qui émigrent même de la manière la plus naturelle du monde.

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