Réflexion sur les genres

Posted on 26 février 2017

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Salut les gens.

Réflexion suite à une émission radiophonique.

Sur le sujet des transgenres, je n’ai jamais entendu un paramètre qui me semble important: le fait qu’indépendamment de notre sexe biologique, nous sentons en nous (ou avons la possibilité de sentir) une part de nous qui est plus ou moins féminine ou masculine. Et c’est peut-être la raison des incompréhensions dans les débats.

Si je parle de mon cas personnel, je suis clairement un homme qui a des désirs d’homme, mais qui a une sensibilité développée, que l’on associe avec le féminin. Ce qui m’a amené par le passé (bien avant que l’on parle de transgenre et Cie, donc je n’ai pas subi d’influence venue des infos) à me questionner sur qui je suis, ou quelle est ma place dans le spectre homme/femme.
Comme la nature est bien faite, j’ai été en couple avec des femmes qui ont un fort caractère (côté qualifié de masculin). Je me sentais un peu comme la femme, et ma compagne d’alors comme l’homme. Mais cela ne changeait par la réalité biologique, et pas la perception globale de qui je suis, un homme. En l’occurence, un homme qui a à apprendre à être plus solide, plus confiant, plus « homme ».
Un homme peut être sensible et dans l’écoute, et une femme peut avoir un caractère affirmé. La vie incarnée est composée de nuances, on peut être un homme et avoir une part sensible, sans rejeter sa nature masculine.

Rejeter la possibilité de nuancer la réalité, c’est rejeter la riche complexité de notre nature humaine

Rejeter cette possibilité de nuancer la réalité, c’est rejeter la riche complexité de notre nature humaine. Je crois que c’est un piège de l’ego qui survit en étiquettant, en séparant, en jugeant, car l’ego survit grâce à notre souffrance. A l’inverse, l’absence d’ego se manifeste par l’absence de simplification gentil/méchant, par la fine complexité de l’esprit humain, capable de percevoir les infines couches superposées de sa vision du monde.

Je crois qu’il existe des individus qui vivent mal cette différence entre leur sexe biologique (matière) et leur sensibilité (immatière) et qu’au lieu de l’accepter et de le vivre comme une richesse, ils décident de la ramener, l’écraser dans une genre artificiel nommé trans, queer et le reste.
C’est une démonstration de plus que l’humain a peur d’accepter sa propre réalité, peur d’affronter ce que son mental qualifie de négatif.
Malheureusement, il existe suffisamment de gens qui tombent dans ce piège pour partager cette croyance et la transformer en quelque-chose de réel.

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