Courtes réflexions sur notre temps

Posted on 10 décembre 2016

0


Salut les gens

Quelques courtes réflexions qui tentent d’être le plus générales possible qui me viennent au fil de ce que je lis sur les réseaux sociaux.
Tirées de ma page « Courts mots ».


— « Les sociétés d’accélération sont les sociétés du déséquilibre. »
Même s’il est aussi un explorateur — un explorateur qui rentre chez lui une fois arrivé au bout de son exploration, un guerrier pour protéger les siens et un spritiuel pour enseigner et inspirer — l’humain est avant tout un sédentaire, car pour se nourrir il doit être un agriculteur.
Ces processus sont lents, comme le sont les processus naturels.
La frénésie de notre temps où l’on oublie ce qui est essentiel à notre survie est notre pire ennemi.

— Les certitudes sont porteuses des plus grandes violences faites à notre humanité.

— De nos jours on étiquette plus que jamais ceux dont les idées ne nous conviennent pas et on en dresse un portrait qui ne correspond pas toujours à ce qu’ils sont.
Rajoutez à ça le manque d’autonomie d’opinion d’une partie du public et il en résulte des mauvaises réputations qui détruisent des possibilités de réels changements.
L’Histoire nous montre à de multiples reprises que ce qui est communément admis n’est pas toujours ce qui est.

— Un lecteur lit un texte qui dit: « Le ciel est bleu » et il comprend « Le ciel est d’un bleu moche ».
Si chacun filtre l’info qui lui parvient en fonction de son point de vue, un ciel bleu devient un plafond rouge.
Ce ne sont que des mots mais qui désignent deux réalités bien différentes.
Pour se comprendre, il faut lire calmement et il faut rester clair dans sa manière de communiquer.

— Avant de prendre de fortes positions, il est sage d’élargir son champ des possibles et des réalités. Car quand on le fait, on réalise qu’il est difficile de se prononcer de façon catégorique tant le réel est multiple et complexe, et tant l’essentiel est souvent caché au premier regard.
L’essentiel est la structure et elle est toujours cachée par le contenu et le superficiel.
Sachez que quand vous adoptez cette façon centrée de voir les choses, vous vous ramassez dans la figure les avis tranchés de ceux de droite et de gauche.
Le juste chemin n’est pas toujours le plus facile. Devenir un humain autonome demande à accepter que vos choix vont heurter ceux qui ne sont pas encore libres dans leur tête.

— Comment expliquer que certains personnages sont des dictateurs pour les uns et des bienfaiteurs pour les autres?
Il y a assurément une réalité indiscutable, mais elle est plus complexe que le résumé fait par les médias et elle passe rarement leurs filtres de perception et leurs intérêts objectifs.

— La raison au service de la vérité n’exclut aucunement la foi et l’inspiration.
Car s’il faut de l’inspiration pour créer, il faut de la raison pour la matérialiser et dire la vérité.

— L’enfer est le lieu où le mensonge règne et où il est loué comme la vérité.

— De nos jours, les jugements hâtifs sont comme des punitions qu’on inflige à toute personne qui ne pense pas comme vous.
Ce qui oblige ceux qui se questionnent à accepter la violence des gens qui attaquent en croyant bien faire. Cette dichotomie n’est pas facile à vivre, mais la nature humaine est ainsi faite. Pour l’instant.
Ce changement de mentalité est probablement la vraie révolution nécessaire pour changer le monde.

— Quand on ne peut pas dire ce qu’on pense sans risquer de se faire rejeter et de se voir jugé pour ce qu’on est pas, c’est qu’on vit dans une forme de dictature. Celle de la pensée qui s’impose comme un tyran sur les esprits croyant défendre des valeurs.
Un tyran qui n’accepte pas qu’on cherche à connaitre la vérité qui est forcément plus subtile qu’un idéal désincarné.

— Si vous vous faites agresser par un type qui parle le zurglubien et que vous reportez l’affaire pour que justice soit rendue, vous êtes un zorglubophobe.
A-t-on encore le droit de désigner les choses par leurs nom sans être jugé pour ce qu’on est pas?

— Si vous voulez vous faire une image juste de qui est une personne publique, il faut écouter ce qu’elle dit et voir ce qu’elle fait, et pas seulement ce qu’en disent les autres.
Et quand on fait ce travail, ce qu’on voit est étonnamment différent de ce qu’on en dit.
Mais du coup, on se ramasse la haine aveugle de tous les biens-pensants qui ne veulent pas voir autre chose que ce qu’ils croient. Faute à des médias qui ne font pas leur travail.

— La société nous a bien éduqués pour que l’on se focalise sur des valeurs comme le féminisme et l’anti-racisme, et qu’on oublie de considérer les actes.
Une personne tient des propos jugés anti-féministes ou racistes, on la considère comme affreuse. Tandis qu’une personne qui tient des propos féministes et anti-racistes tout en étant responsable de crimes atroces n’est pas considérée comme mauvaise.
Ça veut dire que de nos jours, dire des mots, contre lesquels on peut dire « je ne suis pas d’accord », est plus grave que de tuer des gens. Essayez de discuter avec un drône qui vous mitraille.

— Si un politique qualifié de populiste défend réellement les intérêts du peuple, qui les médias qui le critiquent défendent-ils?

— Le pouvoir médiatique: un homme d’Etat peut assembler un arsenal nucléaire, recevoir le Nobel de la Paix et être vu comme un homme de paix par le grand public.
– Les gens ne sont plus que l’image que l’on donne d’eux. Ce qu’ils sont réellement est totalement ignoré et ceux qui le rapellent sont cloués au pilori.
Triste époque quand la vérité est combattue et le mensonge loué.

— Le plus terrible avec le mental humain, c’est qu’il attache plus d’importance à ce qu’il croit qu’à ce qu’il voit.