Courtes réflexions sur notre temps

Posted on 10 décembre 2016

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Salut les gens

Quelques courtes réflexions qui tentent d’être le plus générales possible qui me viennent au fil de ce que je lis sur les réseaux sociaux.
Tirées en bonne partie de ma page « Courts mots ».


— Ne pas être sûr de tout n’est pas un dangereux, au contraire: cela vous libère de votre propre tyrannie.

— Comme des violons, la plupart des gens croient être dans le juste quand ils sentent leur corde émotionnelle vibrer et adorent s’appuyer dessus pour se parer de leur propre légitimité.
— « Je suis indigné, donc ce que je vis est conforme à ce qui est juste ».
— « Non mon pote, tu vis une émotion personnelle qui ne dépend que de ce que tu crois savoir sur la réalité. »
Seul un regard attentif et dénué de biais émotionnel peut observer au plus près ce qui est. Ce qui n’empêche pas les émotions d’apparaître, mais elles ne guident plus notre façon de voir le monde.

— La chose juste est souvent la moins facile, c’est d’ailleurs à ça qu’on la reconnaît.
Juger les autres est beaucoup plus facile que de les comprendre.
Comprendre les autres demande souvent de lâcher ce que l’on croit à leur sujet.

— Imaginez une société où l’objet le plus utilisé soit le LEGO.
Trouvez-vous difficile d’imaginer que le LEGO puisse être utilisé par des individus mal intentionnés pour faire de mauvaises choses?
Non? Bon, remplacez le mot LEGO par les systèmes d’information et une lumière va s’allumer dans votre tête.

— Une majorité de points de vue pointe très certainement vers la vérité.
Mais vu que les infos qui nous parviennent via les médias dominants sont issues de 3 ou 4 agences de presse, elles ne sont pas issues d’une majorité, mais au contraire d’une minorité de gens.

— Une des grandes violences de notre époque est de dissocier la liberté de la responsabilité, le plaisir de l’amour, l’individu du collectif.

— Je ne peux pas donner des conseils au charpentier, mais je peut en donner au journaliste quand il m’offre des nouvelles qui tapent toujours sur le même clou.

— Quand on décrit un chat comme un chien, peut-on dire que c’est de la folie?
Si oui, la folie est une maladie très répandue et les fous sont en liberté.

— Plus nous pratiquons la nuance de l’esprit, plus nous développons notre capacité à nous comprendre, et donc comprendre le monde.
Se contenter de jugements émotionnels simplistes dénués de réflexion limite drastiquement motre abilité à percevoir le monde.
Rendez-vous service et faites-en l’expérience.
Plus on s’immobilise dans le jugement, plus on laisse place à l’émotionnel qui nous aveugle et moins nous sommes capable de jauger une situation pour ce qu’elle est.
Quittez le jugement et vous sentirez votre complexité naturelle affluer. Nous possédons déjà en nous tout ce dont nous avons besoin. Il suffit de lâcher les entraves qui l’empêche d’émerger.

— «La difficulté de la l’écriture de la langue française est un outil de discrimination».
Le point de référence de cette phrase est le plus faible, le plus facile, le moins compliqué. C’est croire que les gens ne sont pas capables d’apprendre. C’est un manque de confiance dans les autres (et en soi-même) déguisé en bon sentiment.
La personne qui l’a dite croit faire preuve d’empathie, alors qu’en réalité elle détruit la richesse d’une langue.
C’est avec ce genre de pensée qu’on tire le niveau d’une société vers le bas. Les choses de valeur comme le langage demandent du temps et du travail. Vouloir tout rendre accessible pour le moindre effort ôte toute valeur à ce qui est important.
(Si je fais un faute d’orthographe, je suis mal…)

— Tant que l’on verra notre mental comme une règle graduée avec une longueur limitée, une gauche et une droite, on n’appréhendra jamais correctement le réel.
Notre cerveau est une sphère composée de multiples réseaux superposés en couches. Chaque réseau permet certaines fonctions et chaque réseau communique avec ses voisins.
Tentez cette expérience: pensez « multicouches » et « fluide », ainsi vous vaincrez la rigidité qui emprisonne notre mental dans des croyances limitantes. Vous verrez le monde d’une nouvelle manière et les possibilités s’ouvriront.

— De nos jours, la plupart des gens: se cantonnent à ce qu’il croient être vrai, jugent négativement et rejettent violemment ce qui ne correspond pas à ce qu’ils croient être vrai.
Comment débattre dans un tel climat?
On ne peut pas.
Le chercheur historique est traité de révisioniste, le curieux est traité de conspirationiste et qui s’interroge sur la manière d’observer le monde est traité de nazi. Toute question est assimilée à une mauvaise intention. Ainsi on ne pose plus de questions, on se soumet, on adopte ou on se tait.
De tous temps, ceux qui cherchent à découvrir ce qui est, en dehors des croyances établies, se retrouvent spoliés par tous les autres qui ont adopté un point de vue.
Voilà pourquoi la recherche de la vérité est le chemin le plus difficile.

— La lutte inévitable et interminable des egos entre eux est la cause de tous les maux du monde. Si les religions sont combattues avec tant de violence, c’est que même si elles subissent les travers des egos, elle portent le message salvateur que la force qui nous fait vivre à qui on donne des noms aussi divers de Vie, Dieu, Vérité ou Amour est hors de notre contrôle et ne doit jamais l’être.

— Ce qui est ennuyeux avec la Vérité c’est qu’elle n’arrange personne.

— Les sociétés d’accélération sont les sociétés du déséquilibre.
Même s’il est aussi un explorateur — un explorateur qui rentre chez lui une fois arrivé au bout de son exploration, un guerrier pour protéger les siens et un spritiuel pour enseigner et inspirer — l’humain est avant tout un sédentaire, car pour se nourrir il doit être un agriculteur.
Ces processus sont lents, comme le sont les processus naturels.
La frénésie de notre temps où l’on oublie ce qui est essentiel à notre survie est notre pire ennemi.

— Les certitudes sont porteuses des plus grandes violences faites à notre humanité.

— De nos jours on étiquette plus que jamais ceux dont les idées ne nous conviennent pas et on en dresse un portrait qui ne correspond pas toujours à ce qu’ils sont.
Rajoutez à ça le manque d’autonomie d’opinion d’une partie du public et il en résulte des mauvaises réputations qui détruisent des possibilités de réels changements.
L’Histoire nous montre à de multiples reprises que ce qui est communément admis n’est pas toujours ce qui est.

— Un lecteur lit un texte qui dit: « Le ciel est bleu » et il comprend « Le ciel est d’un bleu moche ».
Si chacun filtre l’info qui lui parvient en fonction de son point de vue, un ciel bleu devient un plafond rouge.
Ce ne sont que des mots mais qui désignent deux réalités bien différentes.
Pour se comprendre, il faut lire calmement et il faut rester clair dans sa manière de communiquer.

— Avant de prendre de fortes positions, il est sage d’élargir son champ des possibles et des réalités. Car quand on le fait, on réalise qu’il est difficile de se prononcer de façon catégorique tant le réel est multiple et complexe, et tant l’essentiel est souvent caché au premier regard.
L’essentiel est la structure et elle est toujours cachée par le contenu et le superficiel.
Sachez que quand vous adoptez cette façon centrée de voir les choses, vous vous ramassez dans la figure les avis tranchés de ceux de droite et de gauche.
Le juste chemin n’est pas toujours le plus facile. Devenir un humain autonome demande à accepter que vos choix vont heurter ceux qui ne sont pas encore libres dans leur tête.

— Comment expliquer que certains personnages sont des dictateurs pour les uns et des bienfaiteurs pour les autres?
Il y a assurément une réalité indiscutable, mais elle est plus complexe que le résumé fait par les médias et elle passe rarement leurs filtres de perception et leurs intérêts objectifs.

— La raison au service de la vérité n’exclut aucunement la foi et l’inspiration.
Car s’il faut de l’inspiration pour créer, il faut de la raison pour la matérialiser et dire la vérité.

— L’enfer est le lieu où le mensonge règne et où il est loué comme la vérité.

— De nos jours, les jugements hâtifs sont comme des punitions qu’on inflige à toute personne qui ne pense pas comme vous.
Ce qui oblige ceux qui se questionnent à accepter la violence des gens qui attaquent en croyant bien faire. Cette dichotomie n’est pas facile à vivre, mais la nature humaine est ainsi faite. Pour l’instant.
Ce changement de mentalité est probablement la vraie révolution nécessaire pour changer le monde.

— Quand on ne peut pas dire ce qu’on pense sans risquer de se faire rejeter et de se voir jugé pour ce qu’on est pas, c’est qu’on vit dans une forme de dictature. Celle de la pensée qui s’impose comme un tyran sur les esprits croyant défendre des valeurs.
Un tyran qui n’accepte pas qu’on cherche à connaitre la vérité qui est forcément plus subtile qu’un idéal désincarné.

— Si vous vous faites agresser par un type qui parle le zurglubien et que vous reportez l’affaire pour que justice soit rendue, vous êtes un zorglubophobe.
A-t-on encore le droit de désigner les choses par leurs nom sans être jugé pour ce qu’on est pas?

— Si vous voulez vous faire une image juste de qui est une personne publique, il faut écouter ce qu’elle dit et voir ce qu’elle fait, et pas seulement ce qu’en disent les autres.
Et quand on fait ce travail, ce qu’on voit est étonnamment différent de ce qu’on en dit.
Mais du coup, on se ramasse la haine aveugle de tous les biens-pensants qui ne veulent pas voir autre chose que ce qu’ils croient. Faute à des médias qui ne font pas leur travail.

— La société nous a bien éduqués pour que l’on se focalise sur des valeurs comme le féminisme et l’anti-racisme, et qu’on oublie de considérer les actes.
Une personne tient des propos jugés anti-féministes ou racistes, on la considère comme affreuse. Tandis qu’une personne qui tient des propos féministes et anti-racistes tout en étant responsable de crimes atroces n’est pas considérée comme mauvaise.
Ça veut dire que de nos jours, dire des mots, contre lesquels on peut dire « je ne suis pas d’accord », est plus grave que de tuer des gens. Essayez de discuter avec un drône qui vous mitraille.

— Si un politique qualifié de populiste défend réellement les intérêts du peuple, qui les médias qui le critiquent défendent-ils?

— Le pouvoir médiatique: un homme d’Etat peut assembler un arsenal nucléaire, recevoir le Nobel de la Paix et être vu comme un homme de paix par le grand public.
– Les gens ne sont plus que l’image que l’on donne d’eux. Ce qu’ils sont réellement est totalement ignoré et ceux qui le rapellent sont cloués au pilori.
Triste époque quand la vérité est combattue et le mensonge loué.

— Le plus terrible avec le mental humain, c’est qu’il attache plus d’importance à ce qu’il croit qu’à ce qu’il voit.

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