Les médias et la Terre plate

Posted on 25 novembre 2015

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Salut les gens.

On ne connaît jamais vraiment les intentions des gens. On peut par contre observer les faits. Le fait de ce matin est que la première chaîne de radio suisse romande nous informe au sujet du terrorisme et sur le sujet de la Russie de Poutine.
On interviewe une personne dont le grand-père était président de l’URSS, qui  s’exprime en anglais et qui comme beaucoup d’autres énonce des simplifications et des mensonges révélateurs.

Elle prétend, avec le ton « mais enfin c’est évident » que Poutine est faible et qu’il doit faire preuve de force en Syrie.
– Si Poutine est aussi faible qu’elle le prétend, comment se fait-il que ses actes aient autant d’impact et que les médias en parlent autant? Juste parce que c’est une démonstration de force ou parce qu’il empêche les plans des USA et des ses alliés consistant à déstituer le président Assad en Syrie?

Elle prétend que Poutine a annexé la Crimée et a déstabilisé l’Ukraine.
– Il n’a pas « annexé la Crimée ». L’Ukraine a subi un coup d’Etat déguisé en émeute (un peu comme en Syrie) et la Crimée a préféré se rallier à la Russie, car sur le terrain, ils sont russophones et voient que ce sont des néo-nazis (certes mais qui suivent les consignes de l’UE, ah bien) qui ont pris le contrôle du pays.

Quelques remarques:
– Poutine est celui qui demande de respecter la souveraineté d’un pays et qui refuse que l’on démette un président élu et réélu. Poutine est celui qui cherche à s’allier à des pays (y-compris avec ses détracteurs, ce qui est un signe d’intelligence politique) pour lutter contre le terrorisme. En face de lui, il y a ceux qui ne font que juger et l’accuser des pires maux. Qui veut-on suivre?
– Comment se fait-il qu’il y ait une fraction entre une tranche de médias qui reste en surface des analyses, projetant des mauvaises intentions sur tel ou tel, et une autre qui pousse l’analyse plus loin et que l’on juge négativement? Il y a-t-il des réalités qui sont plus difficiles à admettre que d’autres? Il y a-t-il un problème d’image pour un journaliste qui ose une analyse poussée au risque de contredire les apparences?

Le journalisme consiste-t-il à donner le micro à qui conforte la croyance la plus répandue ou l’apparence plutôt que le fond?

– Et si les médias laissent parler des menteurs et de dire aussitôt: « Nous ne faisons que rapporter ce qui est dit », quelle est la responsabilité de ces médias?
– Pourquoi les Russes sont-ils abassourdis quand ils apprennent l’image que nous avons d’eux? Pourquoi quand on regarde et écoute un discours traduit de Poutine, on ne retrouve pas du tout l’image qu’on nous en donne? Pourquoi supposer qu’il y a ait mensonge d’un coté et pas d’un autre?

Une fois que l’on sait que la Terre n’est pas plate, on ne revient pas en arrière.

Quand on sait que la Terre n’est pas plate, quand cela est démontré, quand cela fait du sens, on ne change pas d’avis quand on entend réaffirmer que la Terre est plate.

« La Terre est plate, d’accord. Ah non elle est ronde, aaah mais oui on l’observe soi-même. Vous dites? Elle est plate? OK alors disons qu’elle est plate ». Les choses ne fonctionnent pas comme ça les amis.

Quand on accepte que les choses de ce monde ont une forme et un fond qui ne sont pas souvent pareils, on ne peut plus se contenter de juger une apparence. Si je n’écoute plus la radio (à part ce matin), c’est parce que j’y entends résonne comme une Terre plate à mes oreilles.