Médecine: dérive libérale et enfer programmé pour les bébé-médicaments

Posted on 13 février 2014

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Salut les gens.

Suite à l’émission Forum, ce soir sur la RTS. En Suisse aussi, la marchandisation de la vie est en marche.

Extrait de la page RTS:
– Procréation médicalement assistée, une révolution au niveau suisse
13 février 2014
– La Commission nationale d’éthique (à vérifier, Ndlr) pour la médecine humaine veut libéraliser (mal parti, Ndlr) le diagnostic préimplantatoire, pour que les couples puissent choisir les embryons sains. Elle veut aussi autoriser les « bébés-médicaments », ces enfants qui naissent pour donner des organes, ainsi que le don d’ovule et de sperme, que ce soit pour les couples non mariés ou homosexuels. Et donne même son accord de principe aux mères porteuses, même si elle a quelques doutes sur l’applicabilité de la chose.

« Nous t’avons conçu pour sauver la vie
de ton grand frère »

Si vous écoutez l’émission, le professeur Jean Martin affirme pour justifier cette « ouverture » (à quoi?), que nous vivons dans un monde ouvert et libéral. Ha bien, donc si le monde est libéral, nous devons tout libéraliser? Tout traiter comme des objets?
La commission qu’il préside est nommée « éthique ». N’est-ce pas l’éthique qui doit nous prémunir contre les dérives de l’ego? Je veux donc je prends?

medecine ethique_dess3– Bébés-médicaments: faire un bébé pour y prendre des cellules souches saines. Un peu comme une pièce de rechange dans un garage. Les docteurs Frankenstein doivent en saliver d’avance, de quoi expérimenter à loisir.
Imaginez: deux parents, un père et une mère (je ne sais pas pourquoi cela me semble utile d’être rappelé) engendrent un enfant atteint d’une maladie grave. Ils décident de concevoir un deuxième enfant pour lui prélever des cellules-souche afin de guérir le premier. Pièces de rechange. Bien-sûr ce deuxième enfant sera aimé comme tout enfant, la vie crée ses miracles, mais l’intention de départ reste et restera à vie sur cet enfant. L’intention tournée vers le premier, dont le deuxième n’est là que pour le sauver. Ne trouvez-vous pas ça immonde? Faire porter ce poids à son propre enfant? « Nous t’avons conçu pour sauver la vie de ton grand frère ». Cet enfant devra vivre avec l’idée qu’il n’est venu au monde que pour donner une part de lui aux autres. Autant dire qu’il ne trouvera l’équilibre que quand il aura résolu ce dilemme: il ne mérite de vivre qu’en donnant de lui. Autant dire qu’il ne vivra que pour les autres.
Mais je suis peut-être pessimiste. Certains appellent ces enfants les « enfants double-espoir ». C’est joli, on dirait le nom d’un produit ou un sloggan publicitaire. Serait-ce le cas? Peut-être que l’enfant sera le héros de son grand-frère, celui qui a donné de lui… mais je n’y crois pas trop. Chaque enfant a besoin, un besoin viscéral et indispensable à son développement d’être reconnu pour ce qu’il est: un être entier et unique. Pas « pour un autre ». L’humain ne fonctionne pas comme ça.
D’un autre côté, on peut louer une prouesse médicale mais quand la science se substitue à la Vie, elle dépasse ses attributions, car l’humain tente par là de maîtriser la nature, dominer la force qui l’a créé. C’est un début d’inversion des valeurs. Quand on dit que le chemin qui mène à l’enfer est pavé de bonnes intentions…

Et si au lieu d’avoir recours à des méthodes qui contournent les lois naturelles, on optimisait les soins pour guérir les patients en premier lieu?

medecine ethique_dess1Vous savez, guérir? N’est-ce pas le rôle de la médecine, plutôt que de jouer aux apprentis-sorciers? La médecine nous avoue-t-elle qu’elle est incapable de nous soigner? Puisque qu’elle doit user de science inhumaine a posteriori pour le faire? Avec les médicaments si indispensables à la prospérité des groupes pharmaceutiques? Ne faut-il pas transformer la source du problème pour le résoudre? La médecine est-elle si soucieuse de survivre qu’elle doit inventer des horreurs sans nom pour cela?

Je sens le référendum pointer le bout de son nez. Avec vote NON garanti par le peuple, qui lui, n’est pas fou. Tout va bien.

medecine ethique_jmartin_2– Jean Martin, membre notamment
du comité du CSP (Centre Social Protestant)

Ici un lien vers un article très favorable à cette méthode par le journal (très éthique, wouaf) Le Monde

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