Initiative 1:12, petit pas vers le mieux

Posted on 4 novembre 2013

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Salut les gens. De Suisse.

L’initiative 1:12 propose d’imposer une contrainte à la distribution des richesses salariales dans notre pays. Ce qui est il me semble un pas en avant, même si ce n’est peut-être pas la solution qui va tout régler. Le chemin est fait de petites pierres. Chaque pierre n’est pas grand-chose, mais toutes ensemble, les pierres font le chemin.

1-12_2Si on regarde de plus près (Sergio Rossi dans l’Hebdo), il est vrai que l’iniative 1:12 semble bien simpliste par rapport à la réalité de la finance mondialisée et non-régulée. C’est probablement en imposant des règles aux acteurs internationaux de la finance et de la banque d’investissement que l’on va empêcher les énormes écarts entre pauvres et riches. La 1:12 est bien une petite pierre sur ce chemin.
Au passage, Rossi écrit que c’est la finance abstraite qui ne repose sur aucune activité concrète qui façonne les très hauts salaires. Ha oui? Déjà il avoue la malhonnêteté de ce système qui permet de dégager des richesses sans rien produire. Ensuite, peu importe pourquoi les hauts salaires sont si hauts, ceux qui en bénéficient en profitent. Ils peuvent acheter ce qu’ils veulent. Le monde matériel n’étant pas infini, cela empiète forcément sur ceux qui ont moins de moyens.

Les opposants à cette initiative formulent les habituels arguments d’ingérence de l’Etat dans les affaires d’entreprise et de la nécessité de la liberté d’entreprendre pour assurer le succès et le progrès social. Les riches ne créent pas de richesse sociale. Il suffit d’observer la courbe de progression des hauts revenus pour comprendre qu’il y a un phénomène de concentration. Pas de répartition ou d’augmentation générale.
Ils soulèvent par contre quelque-chose d’assez juste: les patrons vont contourner la loi d’une façon ou d’une autre. Ce qui n’est pas lié à cette initiative, car ceux qui possèdent font tout pour conserver ce qu’ils ont, quoi que l’on y fasse. L’humain défend ce qu’il a.

Luttes intestines

En lisant les commentaires postées sur Facebook, je réalise que beaucoup partagent l’idée qu’il faut réduire les inégalités et relever le niveau des plus pauvres. Mais dès qu’une solution concrète se présente, ces partisans qui sont pourtant d’accord sur le fond du sujet se disputent car ils ne sont pas d’accord sur la façon de la mettre en pratique. Du coup, cette lutte interne menace la concrétisation de l’idée commune. Je trouve ça assez fou.

Problème d’individualisme sans doute, chacun ayant sa vision de la réalité modelée par sa situation personnelle. L’humain a la tendance à défendre son statut, qu’il soit riche ou modeste. Les fourmis n’ont pas ce problème, les individus se sacrifient pour la survie du groupe. Transposé chez l’humain, cela devient: laisser de côté son opinion personnelle au profit de l’idée générale.

Sommes-nous notre opinion?
La question suivante est: sommes-nous notre opinion? Si on arrive à découvrir que nous sommes plus que notre opinion, nos idées, nos croyances, que notre Être est plus profond que ça, alors cela devient plus facile de la laisser de côté quand la nécessité le demande.

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