« Comprendre l’Empire » ou la lecture des réseaux sous les réseaux

Posted on 16 septembre 2011

0


Salut les gens.

Dans le monde actuel, il existe des choses visibles au premier coup d’œil et d’autres qui se cachent derrière. Ce sont ces réseaux sous les réseaux. La partie superficielle est largement décrite et vendue par les médias de masse. Les grands journaux, les chaînes de télévision. Mais quand on décortique l’histoire, ce qu’a fait Alain Soral, on découvre d’où est parti, quand s’est créé la structure du pouvoir. En suivant le fil de l’histoire, on voit cette toile élargir ses fils, tisser des liens au-delà des nations, des continents. S’affranchir des lois, des réalités humaines pour devenir ce qu’elle est à ce jour: une pieuvre qui étouffe les fourmis qui l’ont créé et qui s’étouffe sous son propre poids. Ou plutôt sous le poids de ses propres contradictions. Car ce système à été tissé sur des largesses, de la tricherie, sur de la mise en jeu à risque et au final sur un seul impératif, croître et enrichir la minorité qui en dicte les règles.
Aujourd’hui, presque tous les pays du monde ont vendu leur tête au grand capital, jouant le jeu virtuel des valeurs fictives de Wall Street. Ce jeu de fou modèle les règles de nos sociétés, modèle les esprits des individus en manque de sens critique ou trop impliqués dans ce système pour voir ce qu’il est réellement. Les grandes banques ont perdu des milliards, bah pas de problème, on sonne à la porte de l’Etat, on le force à remplir ses coffres en brandissant le spectre d’une crise économique, et on impose que ce soit le citoyen qui paie. Coupe dans les affaires sociales évidemment. Comme par exemple la Grèce qui vend le Parthénon, un aéroport, un port maritime, etc… Bientôt les pays seront propriété des banques, pas grecques, c’est trop facile, mais américaines et anglaises. Ces nominations territoriales ne voulant plus rien dire pour le marché globalisé, parlons directement de banque mondiale, ou Banque avec un grand B. Sorte d’entité invisible et envahissante comme un nuage toxique.

Le clivage gauche/droite
ne veut plus rien dire

Donc aujourd’hui, s’arrêter à la superficie des choses nous trompe sur le vrai fond du problème. Les nations, les religions, les partis politiques (gauche/droite) ne sont que la façade. Des hommes de gauche roulent pour l’Empire (genre DSK qui a été président du FMI, instrument de la globalisation) et d’autres de droite dénoncent l’oligarchie (comme Marine LePen). (Presque) tous les acteurs politiques ont adopté le modèle économique actuel sans penser qu’il peut en être autrement. Ce tissu économique est tendu en dessous et en travers des enveloppes. Ce qui nous demande de ne pas jauger au premier abord. Il faut toujours se demander à qui profite telle loi, ou tel événement. Qui est aux commandes, de qui dépend-t-il, qui sert-il? Qui gagne à la fin? Comme quand un événement tragique survient, à qui profite le crime?

Comprendre l’Empire (Demain la gouvernance globale ou la révolte des Nations?) est court et dense. Il ne propose pas les multiples notes qui préciseraient et étayeraient ses propos, afin de rester sous la barre des 240 pages, nécessaire pour conserver un prix de vente modique. Le but d’Alain Soral est de rendre accessible au plus grand nombre le fruit de ses recherches. Il faut s’accrocher un peu pour suivre son phrasé fait de virgules et d’insertions multiples. Mais cela condense un grand nombre d’informations.

Si je devais émettre une remarque, elle serait la suivante. Ce genre d’analyse historique faite sur une longue période ne permet pas forcément de découvrir les causes, les motivation des individus qui en jouent le jeu. Bien que Soral ne prétend pas dans ce livre établir ces causes réelles. Il pose un constat, une chronolgie d’événements. En les mettant bout-à-bout, on peut certes lier des points et mettre en évidence des choses qui n’apparaissent pas au quotidien. Mais je me dis que cela peut donner à voir une stratégie pensée et dirigée dans un but précis, sans qu’elle n’existe forcément. Si elle existe, leur initiants ont sûrement pris la peine d’en cacher les traces. A mon avis il est possible de se tromper de cible. D’inclure dans la liste des « coupables » une personne ou une société dont une partie des actes peut laisser à penser que ses motivations sont dommageables pour les autres, mais qu’en fait ses intentions sont louables. J’ai remarqué chez les journalistes critiques envers la société actuelle, une tendance à tirer sur tout ce qui ressemble à un monopole, au commerce, à l’avarice, etc… parfois au-delà du bon sens. L’esprit critique peut aussi devenir un dogme.

Comment savoir avec certitude ce que pense, ce que veux un individu? Ce que l’Histoire révèle, ce sont des points communs, des systèmes de croyances partagés et transmis d’une génération à la suivante dans une même lignée. Ainsi, les nantis et rois d’autrefois deviennent les riches d’aujourd’hui, avec la même légitimité virtuelle quand à leur valeur, leur droit d’être riches. Comme un mode de fonctionnement qui se perpétue. S’il y a avarice chez le père, il risque fort d’y en avoir autant chez sa descendance. Avarice répondant à celle des quelques autres lignées aisées créant les systèmes permettant d’entretenir leurs positions dominantes et maintenant les autres (la classe moyenne, les ouvriers, les pauvres) hors de ce processus de bénéfice. Comme toute entité fait tout ce qu’elle peut pour rester en vie, ces familles font ce qu’elles ont a faire pour survivre. Parfois sans notion d’empathie, sans notion sociale, sans remords quand aux conséquences de leurs actes.

Entretien avec Alain Soral « la guillotine qui écrit », pour vous faire une idée du bonhomme. On aime ou pas.

• Article élogieux dans Agoravox.

• Egalité et Réconciliation est un mouvement citoyen que Soral préside. On y trouve notamment une vidéo de 1 h 15 chaque mois avec ses commentaires sur l’actualité du monde. Pour avoir une lecture plus juste de ce qui se passe, comme en Libye, en Syrie et ailleurs.

Critique de Pierre Jovanovic:
L’idée que Soral a clairement formalisée je l’aie vue, touchée et manipulée en écrivant 777 ou la Chute de Wall Street et du Vatican. Comprendre l’Empire et 777 arrivent à la même conclusion, mais en empruntant deux chemins totalement différents. Soral est passé par Paris, Moscou et Washington, et moi par New York, Patmos et Rome. Vous ne serez donc pas surpris d’apprendre que Comprendre l’Empire m’a électrocuté le cerveau par la clarté des informations, des évidences pourtant étalées chaque jour sous nos yeux. Alain Soral est clair, factuel, concis; il passe l’Histoire des idées au tamis, et il ne reste plus que 0 et 1, à savoir deux mondes, deux systèmes qui se livrent en ce moment même un combat mortel. D’un côté le monde de l’Ancien Testament et de l’autre le monde du Nouveau Testament. Autrement dit, le monde d’Abraham contre celui du Christ, de la Vierge et des Anges. Alain Soral est l’un des intellectuels les plus intéressants, voire LE plus intéressant en France actuellement. A côté de lui, les idées et les penseurs gauche-caviar des terrasses de Saint Germain passent pour des travestis de la Cage aux Folles. Soral c’est une guillotine qui s’est mise à écrire sa rage avec la seule encre qu’elle connaît, le sang de tous ceux qui ont essayé de résister à l’Empire depuis 90 ans.

Advertisements