Allons-nous laisser l’économie manger le monde?

Posted on 12 septembre 2011

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Salut les gens.

Nos vies menacées par le système économique? C’est bien de ça dont il s’agit. Les ménages qui vivent de plus en plus modestement, les sans emplois, la pauvreté, les milliers de personnes qui meurent chaque jour de mauvaises conditions, sont les victimes d’un système qui concentre les ressources en Occident, et les pouvoirs dans un nombre infime de bénéficiaires. Le fonctionnement de ce système est la cause de l’état du monde aujourd’hui. Etat qui s’est accéléré de façon exponentielle depuis environ les années 50 mais qui ne date pas d’hier. Ici une liste des diverses dates de chutes et crises boursières dues à la spéculation.
La population de certains pays du Maghreb sont descendus dans la rue pour protester contre leur condition de vie. Nourriture trop chère, libertés restreintes, corruption du pouvoir politique. Les raisons sont multiples et leur contexte différent du nôtre. Mais le marché est mondial. Tout est soumis aux mêmes règles économiques. Et comme eux, nous devons manger aussi.
Nous avons donc un système en place depuis longtemps, une structure qui par son fonctionnement menace la vie de millions de personnes physiques et bien réelles.

Le système économique
n’est qu’une structure

Pourquoi cela se passe-t-il ainsi? Car depuis des lustres, le monde tourne au rythme de l’horloge économique et bénéficie à des  petits groupes qui en tirent des profits. On pourrait appeler ça « l’inertie » d’un système qui a été initié il y a longtemps par gens passablement intelligents pour ajuster les règles à leurs ambitions. Depuis, il s’est développé, s’est mondialisé, a offert d’excellentes conditions de vie à ceux qui ont pu jouer son jeu. Ce qui donne envie à ceux qui ne le peuvent pas et qui s’engouffrent dans la brèche dès que la possibilité leur est offerte.
Peu de gens sont capables de remettre en question un système qui les fait vivre.

«Il est difficile pour un individu de comprendre une chose si son salaire dépend du fait qu’il ne la comprenne pas» a écrit Upton Sinclair.

Seriez-vous prêts à laisser une partie de votre confort pour le partager avec la collectivité?
Peu de gens arrivent à changer de point de référence. Actuellement, le point de référence de notre société est ce système. On le considère à tort comme immuable. Alors qu‘il n’est qu’une structure. Rien de concret, rien de tangible et qui n’a qu’une valeur artificielle et variable. Une structure qui gère, favorise ou détruit des vies humaines et qui est tellement ancrée dans notre présent qu’on a du mal à imaginer un monde sans. Nous sommes tous conditionnés, d’une certaine manière. Vous qui lisez ces lignes, êtes nés dans une époque où la norme est d’aller à l’école, pour apprendre un métier qui nous fera une place dans ce système. On n’imagine même pas que l’on puisse fonctionner autrement. Il nous impose de trouver un travail ou autre activité rémunératoire. Pour gagner notre place dans le système. Combien d’entre-nous a un travail qu’il n’aime que partiellement pour gagner sa paie et se nourrir?
Tout politique de droite comme de gauche nous parle de croissance. Celle qui est nécessaire à la survie du système. Or, il est important de réaliser que l’économie de marché est une structure qui met en péril les acteurs qui y participent. Alors que le bon sens dicterait un système qui garantisse la durée. La durée fait partie de l’instinct de tout ce qui est vivant. La survie des espèce. Chacune est programmée pour se reproduire. Pour perdurer. L’économie est un vampire qui se meurt. Une créature sans tête qui mange ses petits et se mange elle-même. Un serpent qui se mange la queue.

Changer de point de référence
Changer de structure

Pourquoi changer de structure? Parce qu’elle profite à ceux qui l’utilisent en excluant les autres. Les banques et les négociants. Ainsi que le fonctionnement mondial depuis plus de cent ans. Tout patron et employé d’entreprise a peur de perdre. Ils préfèrent continuer à suivre le système plutôt que de prendre un risque. Là interviennent les Etats, qui ont le pouvoir politique de changer les règles qui organisent la vie en société. Mais big problem, ils ont des dettes… Ils se sont couchés devant les banques, car ils ont aussi la tête dans la machine. Ils subissent les pressions des lobbys. Ils ont laissé leur place aux acteurs du marché.

Qui nous gouverne? Au final, les banques. Voulons-nous être gouvernés par des banquiers qui n’ont que faire de notre condition de vie?

Economie basée
sur les ressources naturelles

Comment changer la donne? Prêts sans intérêts, économie locale, limiter les transports de matières en masse, échange de services. Economie basée sur les ressources naturelles. Remettre l’agriculteur au sommet de la hiérarchie. Revenu minimum garanti, égaliser les monnaies, etc… Le bon sens en somme. Nous sommes des êtres vivants ne demandant qu’à le rester grâce à la nourriture que la Terre et le Soleil nous offre. Tout le reste est secondaire.
Même les banques utilisent les lois pour se donner les libertés d’action. Il faut rectifier le tir. Edicter des règles qui ne permettent pas à des minorités de les utiliser à leurs fins et au détriment des autres, et prendre en charge tous ceux qui verront leur source de revenu disparaître lors de ces changements.
Difficile? Oui, sûrement. Mais ce sera toujours mieux que là où nous allons. Lors de la Révolution française, le peuple a guillotiné les rois. Espérons que l’on en arrive pas là.

Comment agir en tant que citoyen? Concrètement: écrire aux politiques, aux communes, aux gouvernements. Cesser de jouer en bourse, cesser de placer des capitaux. Retirer son argent de la banque ou le placer dans des institutions dignes de confiance, comme la Banque alternative. Acheter de l’or ou de l’argent, mais les banques le font aussi.
Et aussi: avoir confiance, ne pas céder à la peur, se renseigner, parler aurour de soi. Faire preuve de compassion envers tout ce qui nous entoure. Car cette dimension joue son rôle. Sans l’ego, nous n’avons plus besoin d’avoir plus de ci et de ça.

Mais au fond, qu’est-ce que ce système? Il est plus simple qu’il n’y paraît. Très schématiquement, c’est un système de vases communicants qui se vident plus vite qu’ils ne se remplissent, ou plutôt de dettes qui augmentent plus vite qu’elles ne sont remboursées. Basé sur des prêts avec intérêts à rembourser, des papiers-valeurs qui sont achetés et vendus, à des sommes variables.
Un exemple: un Etat a besoin d’argent, la Banque centrale lui prête de l’argent en y ajoutant un intérêt, la dette. L’Etat doit rembourser l’argent et la dette. D’où vient l’argent pour rembourser la dette? De la Banque centrale, qui doit injecter de l’argent prêté à son tour avec une nouvelle dette.
C’est pourquoi la dette augmente exponentiellement, et n’est jamais remboursée.
Un « détail » des plus scandaleux est que les banques n’ont besoin d’avoir en coffre qu’une mince partie de ce qu’ils prêtent. Donc ils se retrouvent avec un actif  (l’argent que les emprunteurs doivent leur rembourser) infiniment plus grand que ce qu’ils ont réellement. Une sorte de fraude légale. Et cause de faillite si tous les déposants retirent leur argent en masse. Car la majeure partie de cet argent n’existe tout simplement pas. En somme, les banques vendent du vent et récoltent des fortunes.

Des pays entiers empruntent pour rembourser une dette qu’ils ne peuvent payer. Avant de se déclarer en faillite, ils coupent massivement dans les dépenses. En général dans les infrastructures sociales. Qui en subit les conséquences? Nous. Nous, qui n’avons rien demandé, qui n’avons parfois jamais emprunté le moindre sou.

Ci dessous l’Indice des prix à la consommation US qui donne une idée de comment et quand l’augmentation à commencé.



Quiconque croit que la croissance exponentielle sans fin est possible dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste.
Kenneth Boulding, économiste

Ci-dessous un reportage pédagogique en français de 52 min. sur le fonctionnement de l’argent depuis des origines. Tout devient clair et on se demande comment une telle folie a pu perdurer si longtemps.

Exemple de fonctionnement d'une banque:
- Une banque est créée.
- Pour démarrer, elle a besoin d'un minimum d'unités de valeur pour commencer à prêter. Disons 1'111.11.
- Elle doit selon des lois arbitraires, posséder 1:9 ème de ce qu'elle prête. Sur un prêt de 10, elle ne possède réellement que 1. C'est la "réserve fractionnelle".
- Le premier client arrive. Il emprunte 10'000 unités.
- La banque n'a que 1'111.11 en coffre mais bénéficiant de la règle de la réserve fractionnelle, elle peut prêter ces 1'111.11 x 9 = 10'000. Les 8'888.88 que la banque n'a pas est de l'argent créé à partir de rien. Du néant.
- La somme de 10'000 est inscrite comme "crédit" à l'emprunteur. C'est donc la somme qu'il doit rendre dans un délai voulu. C'est de la "dette".
- On y ajoute un intérêt en %. C'est la pire chose qui existe, car elle gonfle la dette en proportion de la somme due. La dette augmente de façon exponentielle. Il fut un temps où percevoir de l'argent sur un prêt en argent était interdit. On appelait ça l"usure". On ne l'appelle plus comme ça pour cacher sa vraie nature. User l'emprunteur.
- L'emprunteur peut dépenser la  somme de 10'000 fournie par la banque. Tout en sachant qu'il va devoir les rendre plus le % d'intérêt.
- La personne qui reçoit ces 10'000 les dépose dans une banque.
- Toujours avec le système de réserve fractionnelle, la banque peut utiliser 9/10 ème de cette somme pour les offrir en prêt à d'autres emprunteurs, soit 9'000, devant conserver le 1/10 ème en coffre. 10'000 est devenu 19'000 par la magie bancaire.
- Quand ces 9'000 prêtés rentrent à nouveau dans une banque, ils génèrent à leur tour 9/10 ème de leur valeur, soir 8'100. Et ainsi de suite.

10'000 + 9'000 + 8'100 + 7'290 + 6'561 + ... Cela s'accumule jusque vers 100'000 unités. Soit 10 x la somme prêtée initialement, et 90 x la somme réelle que la banque a en coffre. Tous ces prêts sont de l'argent dûs, donc inscrits à l'actif des banques. Avec 1 en coffre, ils ont le droit de recevoir 90. Tout ne se passe pas dans la même banque, mais un prêt devenant un dépôt, qui lui-même devient un prêt, le circuit est fermé. En gros, c'est comme si une seule entité gérerait le tout. Car les transferts des uns bénéficient à ceux des autres. C'est pour ça que les banques sollicitent des dépôts et proposent des crédits, c'est pour les injecter dans le système et générer de l'argent neuf.
Là-dessus vient s'ajouter la Bourse, qui 'échange des biens et des valeurs, dont des dettes, qui ne sont que des papiers-valeurs parmi d'autres. Les négociants achètent ces valeurs pour les revendre aussitôt à un meilleur prix. Tout ça en chiffres, rien de réel n'est échangé. Ces échanges modifient les prix des matières premières et agricoles, créent de demandes et parfois font boule de neige et causent des crises bien réelles avec des conséquences bien réelles. Et c'est là qu'on se dit que quelque-chose ne va pas.

Pour suivre ce qu'il se passe dans ce domaine, il est utile de se renseigner chez les spécialistes qui n'ont pas vendus leur âme au diable monétaire. Pierre Jovanovic (journaliste économique), Alex Jones (journaliste), Max Keiser (économiste), Alain Soral (journaliste), Nigel Farage (politicien) en font partie.