Le gouvernement mondial de Jacques Attali

Posted on 13 avril 2011

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Salut les gens.

Réflexion sur des propos de Jacques Attali entendus ce soir à la radio suisse romande.

Les conspirationistes en parlent depuis un moment: les élites tentent d’imposer un gouvernement mondial afin d’assurer leur situation dominante. Idée de fou, idée de paranoïaque, peut-être, mais ce soir, Jacques Attali nous en a donné un aperçu.
Cela fait quelques années qu’il  postule pour établir un gouvernement mondial et établir des règles pour tous. Afin que, dit-il, les banques internationales soient limitées dans leurs actions. Mais a-t-on besoin d’un gouvernement global pour faire ça?

Il propose de réunir des organismes comme le FMI et le Conseil de sécurité de l’ONU pour en faire une police mondiale. Le FMI? Wow attendez, reprenons. Le FMI, organisme financier? Ils ont la tête dans le système qui est en train de presser le monde et de causer des dommages innombrables. Comment ne pas imaginer que cette police mondiale est une étape de ce plan pour sauver les riches? J’apprend par Jovanovic que ce monsieur Attali est l’ex-président de la Banque européenne. Tiens donc. A-t-il fait-il partie du Groupe Bilderberg? Oui. Tiens donc. Un groupe (quasi-) secret dont les rapports sont confidentiels inspire-t-il la confiance?

Il dit « Lorsque la crise sera partie ». Quand on se penche sur la façon dont fonctionne le système économique, on sait que la crise fait partie du système, donc elle ne partira jamais.
Il dit « Il y a beaucoup d’argent disponible ». Ah bon? Beaucoup d’argent, peut-être, mais pas sous la main. Il faut sonner à la porte de la JPMorgan et leur retirer leurs sous, c’est tout simple…
Il dit: « On est parti pour 30 ans de croissance ». Là c’est sûr, il est à côté de ses pompes. Il dit vouloir réglementer le monde de la finance, mais en même temps il parle de croissance, qui est la base du problème. Contrôler les banques… en les insérant directement dans ce gouvernement mondial? Super. Mais…

… quand le loup est dans le poulailler,
que se passe-t-il?

Il ose utiliser un exemple comme la Somalie. Un pays sans gouvernement qui serait  le modèle de ce qui nous arriverait si nous n’adoptons pas son projet. Allô? Attali tout va bien? Il ose citer la démocratie de la Suisse comme modèle de gouvernement mondial. La Suisse est un tout petit pays. Les pouvoirs législatifs, exécutifs et judiciaires sont séparés il est vrai, mais les lobbys font leur sale travail comme ailleurs. Le Parlement grouille de magouilles. Le monde entier réuni sous la même banière? Regardons l’Europe, un autre « essai » de rassemblement. Grèce, Portugal, Irlande, Espagne à venir, tous déposent le bilan, demandent l’aide financière de l’Europe qui leur imposent des mesures d’économies drastiques qui plombent leur vie sociale. Résultat, des manifestations un peu partout. Est-ce contre des manifestations légitimes qu’Attali essaie de se protéger en voulant créer une police mondiale? Car il sait peut-être qu’un jour ou l’autre, ces pays vont dire NON. Le peuple n’en peut plus.

Il parle du météore qui passera près de la Terre en 2035. Je pense que l’on peut se mobiliser ccontre ce genre de menace sans police mondiale, non? Qu’il relise Karl Marx. L’histoire se répète sans cesse tant que l’on ne change pas le programme de base.

Les grands empires ont tous chuté

Il ose citer l’intervention de la France et de l’Angleterre en Libye. Ah bon? Parce que ces interventions militaires sont la meilleure chose à faire? Au lieu de partir d’un constat en rajoutant une couche, revenons à la source et regardons plutôt quelle est la cause de cette situation. Un système financier qui impose aux chefs d’Etats de fermer les yeux sur de graves entraves aux droits de l’homme pour garantir les échanges économiques. Monsieur X est un dictateur, bah on a besoin de sous, on fait affaire avec lui. On laisse le peuple souffrir. Système financier mondial qui est favorisé par les échanges internationaux facilités.

Avec qui se mobilise-t-on en premier? Avec sa famille, ses amis. Ensuite sa ville ou son village. Ensuite son canton ou département. Ensuite son pays. En dernier, nous nous identifions comme Terriens. Si la plupart des gens fonctionnent de façon locale, c’est parce que l’humain se soucie de ce qui compose son univers immédiat, en premier. Nous fonctionnons comme le font nos cellules. Des petites entités autonomes qui circulent dans un organisme global, échangeant des informations et effectuant chacun une tâche spécifique. Un gouvernement mondial serait-il un cerveau planétaire? Si oui, on a sérieusement intérêt à ce qu’il ne soit pas psychotique, paranoïaque ou bipolaire. Car une tête malade peut conduire l’organisme à sa mort.

Des banquiers comme David Rockefeller l’ont dit: ils veulent construire cet ordre mondial. Pourquoi? Pour que le monde aille mieux? Depuis quand un banquier qui magouille avec la FED a-t-il une conscience sociale? Ils pensent à leur pognon. Toutes celles et ceux qui observent le monde sont d’accord sur un point: il faut redevenir local. Economie locale, production agricole et énergétique locale. Utiliser rationnellement les ressources naturelles. C’est la globalisation de l’économie et des ressources qui crée les problèmes actuels. Les faits nous montrent que cette direction n’est pas la bonne. Attali veut saigner une plaie ouverte pour la soigner.

Qui veut d’un gouvernement mondial? Qui a envie de se voir gouverné par des inconnus d’un autre pays ou continent? Demandez au français, aux Grecs, aux Irlandais de la rue. Des peuples aussi disparates que les Chinois, Africains ou Américains du nord? Tous n’ont pas les mêmes aspirations sociales.

Plus une décision concerne un grand nombre de gens, pire sont les conséquences, juste? Raison principale pour rester fragmentés, mais avec des règlements pour régir les problèmes communs.

Par chance, la crise à venir ne laissera pas le temps nécessaire aux dictateurs en herbe à s’organiser. D’ici quelques mois, l’Espagne sera hors-service. La dette des USA sera tellement énorme que la seule façon de s’en sortir sera une refonte complète du système et l’éviction de ceux qui l’ont fabriqué ou la pauvreté croissante de ceux qui sont hors-circuit.
Le peuple est plus nombreux et a des motivations plus saines. Voilà qui sera notre salut. Notre volonté de préserver l’essentiel de ce qui nous fait vivre. Manger, boire, se loger et se rassembler comme bon nous semble.

Petite phrase de Attali hors de son contexte mais qui sonne bizarre: « Je ne crois pas que faire des enfants suffisent à en faire des êtres humains dignes de ça. » De « ça » quoi? Ce serait intéressant de creuser ici, sur le site d’Alain Soral.

Dans cette conférence, ils cite les valeurs que le judaïsme a apporté au monde, rien que ça:
– « La nature en soi est mauvaise et il appartient à l’homme de la contrôler. » (Aïe)
– « L’esprit de l’homme, c’est de conquérir pour ensuite apporter aux autres. » (Ouch)

Vidéo d’une intervention télévisée. Ses interlocuteurs soulignent son discours parfois ambigu.

Tiré du dernier livre d’Attali.

Demain, qui gouvernera le monde ? Personne, sans doute. Et c’est là le pire. Aucun pays n’aura plus les moyens de maîtriser les richesses et les problèmes de la planète. Et personne ne voudra d’un gouvernement mondial.

Pourtant, les crises économiques, financières, écologiques, sociales, politiques et le développement des activités illégales et criminelles d’aujourd’hui montrent l’urgence d’un gouvernement du monde autre que celui des religions, des empires, des nations ou des marchés. Demain, d’autres scandales, d’autres injustices, d’autres catastrophes plus amples encore feront comprendre à l’humanité que le marché ne peut fonctionner correctement sans un état de droit ; que l’état de droit ne peut être appliqué et respecté sans un État ; et qu’un État n’est durable que s’il est réellement démocratique.

L’humanité comprendra alors qu’elle a tout à gagner à se rassembler autour d’un gouvernement démocratique du monde dépassant les intérêts des nations, y compris les plus puissantes, gérant le monde dans sa totalité, dans le temps et dans l’espace.

Un tel gouvernement existera un jour. Après un désastre, ou en lieu et place de lui.

Il est urgent d’y penser, avant qu’il ne soit trop tard.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernement_mondial

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nouvel_ordre_mondial

Extrait de wikipédia:

Indices du complot du NOM (Nouvel Ordre Mondial)

Les théoriciens du complot du NOM interprètent plusieurs événements comme les signes fragmentaires d’un plan global.

Ainsi John Maynard Keynes, principal représentant du Commonwealth lors des discussions autour de la création du système de Bretton Woods, a insisté pour la création d’une Banque de règlement internationale. Une telle banque aurait eu la prérogative d’émettre une monnaie internationale appelée le « bancor », ainsi que de financer une autorité de gouvernance supranationale[29]. Si sa démarche n’a pas eu de succès, l’équivalent d’une monnaie internationale, les droits de tirage spéciaux, fut finalement crée par le FMI en 1969. Cela pose la question du rapport entre la création monétaire et la démocratie.

Un rapport de la Commission Trilatérale de 1975, intitulé The Crisis of Democracy[30], est souvent évoqué par les théoriciens du complot pour dénoncer une dérive dictatoriale des gouvernements occidentaux. Selon ce rapport, le sentiment d’aliénation des citoyens ainsi que l’action des intellectuels menacent la gouvernance dans ces pays, qui nécessiteraient « un recours à la manipulation, au compromis et même à la coercition pour arriver à une décision »[31].

David Rockefeller dans son livre Mémoires[32], a écrit que lui-même et sa famille ont travaillé contre l’intérêt des États-Unis. Il aurait d’autre part affirmé que le but était de construire une souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux[33]. Ces propos sont vus comme l’aveu d’une conspiration mondiale pour la mise en coupe réglée du monde par le pouvoir financier.

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