Manger de la chair morte

Posted on 21 février 2011

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Salut les gens.

Je suis d’avis d’ouvrir les abattoirs. D’afficher à la vue de tout le monde ce qu’il s’y passe. Pas pour dénoncer ce qu’il peut s’y passer de cruel ou de sanglant. Juste pour montrer la bonne et saine méthode d’abattre des animaux en masse, pour notre plaisir culinaire. Car même si on se soucie d’éthique et que l’on met fin aux jours de ces êtres dans la plus grande dignité, il y a un moment où l’on tue. On découpe, on cisaille. Le sang coule. Au-delà des considérations philosophiques, de biologie de l’organisme humain et des traditions, qu’elle est notre impression à la vue de ce spectacle?

Un animal ne demande qu’à rester en vie, alors qu’une pomme
ne demande qu’à être cueillie.

Quand je dis ne pas manger de viande, on me propose du poisson. A ce moment je reste perplexe. Le poisson n’est pas un animal? Il n’est pas vivant comme un autre? Peut-être cela vient-il du fait que les poissons n’ont pas de voix. On ne les entend pas, donc il ne souffrent pas. Pourtant, quand on les pêche et qu’on les laisse hors de l’eau, ils se mettent à gigoter étrangement. Qu’est-ce donc? Un danse pour célébrer leur joie de se trouver hors de leur milieu vital? S’ils avaient des cordes vocales, vous imaginez le tableau insupportable que cela serait de les entendre crier leur suffocation jusqu’au dernier souffle? Avez-vous déjà vu comment se passe la pêche au requin?  Queue et ailerons coupés, ils sont rejetés à la mer, vivants et agonisants dans les gestes déséspérés de nager avec leur corps absurdement mutilé. Et la pêche au dauphin? Ils sont egorgés sur le sol et se contortionnent dans d’horribles spasmes de douleur. Je vous promet que c’est très moche à voir. Je vous épargne la méthode du foie gras de canard. Les exemples sont multiples.

Quand des veaux ou des agneaux sont parqués à l’abattoir, juste avant d’être tués, pensez-vous qu’il ne sentent pas ce qu’il se passe? Les animaux en général sont connus pour sentir les catastrophes, les tremblement de terre. Certains s’affolent lors d’un orage à venir. Ils ont une grande sensibilité. Leur derniers instants ne sont pas des plus gais.
Sommes-nous si insensibles à la vie que pour manger, nous sommes d’accord de considérer un vie animale comme inférieure à la nôtre? Que leur souffrance n’est pas réelle?

Voici résumé en trois images le trajet d’une vache bien vivante dans son pâturage au steak dans notre assiette:

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Je n’ai pas choisi les images de boucherie les plus sanglantes. Maintenant le même trajet pour une salade verte, du jardin à notre assiette:

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Voyez-vous une différence dans le processus?

Evidemment, il y a toujours dans l’assistance un singe savant pour nous dire que la salade est vivante aussi. Tout végétal est vivant, comme les minéraux d’ailleurs, qui offrent de la nourriture aux mousses qui poussent dessus. Cela dit, il ne faut pas être Darwin pour réaliser qu’une salade, bien qu’étant un système organique n’a pas de système nerveux, ne crie pas sa douleur et ne pourrit pas dès qu’elle est cueillie. Alors que l’énergie qui maintient l’animal vivant disparaît presque immédiatement après qu’il meurt. Le vivant se nourrit du vivant. En principe.
Les animaux carnivores possèdent un intestin plus court que celui de l’humain (3 m contre 5-8 m), ce qui est plus adapté à la consommation de viande.

Encore une fois, les traditions et le système économique qui exige de faire rentrer les sous dans la caisse entretient le business. Il est difficile de remettre en question une activité qui  nous fait vivre. Mais si on ne mange plus de viande, on mangera plus du reste, donc du travail à faire. Et puis, on peut toujours élever du bétail pour les produits laitiers et les œufs.

Jacqueline Bousquet nous explique que quand on mange, en réalité on casse des formes pour en récupérer l’information. L’information qui va entretenir les organes et leurs fonctions. Imaginez quelle information vous emagasinez quand vous mangez de la viande.
Vianna Stibal, fondatrice du theta healing nous décrit notre univers en sept plans, dont les trois premiers concernent la matière dense. Le premier est le monde minéral, le deuxième, le monde végétal, et le troisième, le monde animal et humain. On peut trouver curieux de placer les animaux au même niveau que les humains. Diantre, nous sommes tout de même supérieur à ces bestioles, non? Pas tant que ça. Observez ceci:

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Cette disposition peut suggérer quatre mondes différents. Si on regarde de plus près:

  • Le minéral. Immobile, non-organique.
    Composé des éléments essentiels qui composent toute matière.
  • Le végétal. Immobile, organique.
    Composé de molécules de carbone, les vitamines, les bactéries, protéines.
  • L’animal. Mobile, organique.
    Composé de molécules de protéines, structures de carbone, chaînes d’acide aminés.
  • L’humain. Mobile, organique.
    Composé de molécules de protéines, structures de carbone, chaînes d’acide aminés.

L’animal et l’humain partagent les mêmes éléments de base et les même caractéristiques.  Plus fort encore: tous deux boivent, mangent, dorment, communiquent avec leurs semblables, éprouvent des sentiments (peur, joie) et crient leur souffrance, quand ils ont des cordes vocales pour le faire.
Nous partageons beaucoup de choses. Mangeons-nous nos semblables? La chair animale a la même consistance que la nôtre. Pensez-y quand vous mordez dans votre bidoche.

Les carnivores argumentent que la viande et le poisson sont nécessaires à notre équilibre alimentaire. On sait aujourd’hui que c’est faux. La carence en protéines n’est pas réelle, pour autant que l’on mange suffisamment varié, qui est une règle de base pour tout système vivant.

Ecologie. Un animal est élevé sur une parcelle herbeuse, boit de l’eau et mange du fourrage, qui a été cultivé sur une autre parcelle, arrosée d’eau. De nos jours, des pays dont la population souffre de malnutrition (le Brézil par exemple), cultivent des surfaces gigantesques afin de produire du fourrage, afin de nourrir des bovins qui finiront dans nos assiettes. Un steak coûte très cher en eau, en énergie et en pollution. Le végétarisme est une solution très concrète pour endiguer la surexploitation des espaces verts.

Le plus important est que ce sont des êtres vivants qui ne demandent qu’à le rester. Alors qu’une pomme ne demande qu’à être cueillie quand elle est mûre. Certaines personnes pratiquant l’équitation refusent de manger du cheval mais trouvent normal de manger du bœuf. Ils se sentent proches de leur cheval, donc ne le mange pas. C’est étonnant comme l’humain peut être limité dans ces appréciations, souvent dirigées par ses goûts.

Ces animaux que nous mangeons sont comme votre chat ou votre chien. Qui ne s’est pas ému en entendant le cri de votre chien, de votre compagnon de vie, quand on lui marche sur la patte? Petite chose me dites-vous. Au contraire. Elle témoigne de notre sensibilité à quelqu’un dont nous nous soucions le bien-être. C’est cette même sensibilité que nous pouvons avoir envers les animaux que nous mangeons.
L’humain est capable d’accepter bien des horreurs quand cela est tacitement considéré comme la norme.

Pour finir d’enfoncer le clou, quelques citations:

« En aucune façon, l’homme n’a la constitution d’un carnivore. Chasse et voracité ne lui sont pas naturelles. L’homme n’a ni les dents acérées ni les griffes pour tuer sa proie. Au contraire, ses mains sont faites pour cueillir des fruits, des baies et des légumes, et ses dents sont appropriées pour les mâcher. » John Ray (1628-1704)

« L’anatomie comparée nous enseigne qu’en toute chose, l’homme, ressemble aux animaux frugivores, et en rien aux carnivores… Ce n’est qu’en déguisant la chair morte rendue plus tendre par des préparatifs culinaires, qu’elle est sucesptible d’être mastiquée et digérée par l’homme chez qui, de la sorte, la vue des viandes crues et saignantes n’excite pas l’horreur et le dégout. » Georges Cuvier (1769-1832)

« Se nourrir des animaux n’est pas loin de l’anthropophagie et du cannibalisme. La même quantité de terre utilisée pour paître et nourrir du bétail pourrait nourrir dix personnes ; si de plus nous la cultivions avec des lentilles, haricots en grains ou petits pois, cela pourrait nourrir une centaine de personnes… »
Alexander von Humboldt (1769-1859)

« Le classement des formes, des fonctions organiques et des régimes a montré d’une façon évidente que la nourriture normale de l’homme est végétale comme les anthropoïdes et les singes, que nos canines sont moins développées que les leurs et que nous ne sommes pas destinés à concourir avec les bêtes sauvages ou les animaux carnivores. » Charles Darwin (1800-1882)

« L’homme vint avant la hache et le feu, il ne pouvait donc pas être omnivore. »
Thomas Henry Huxley (1825-1895)

Citations trouvée sur une page du Pr. Luis Vallejo Rodríguez, Secrétaire de l’Association végétarienne des Iles Canaries.

Voir le documentaire We Feed the World.

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