Le génocide bancaire sur les aliments

Posted on 17 février 2011

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Salut les gens.

Depuis quelques semaines, le prix des denrées alimentaires sur les marchés monte à une vitesse affolante. Ici le Figaro sur la sécheresse en Chine. Ceci est le résultat de plusieurs paramètres, dont la spéculation. Voir ici un article de l’Hebdo qui détaille le système.

Extrait:
Parmi les inconnues (inconnues, vraiment? ndlr) qui la compliquent, les acteurs financiers, qui misent de plus en plus sur le prix des denrées alimentaires pour faire fructifier leurs portefeuilles. Quitte à perturber le fonctionnement d’un marché dont les soubresauts heurtent directement des milliards de personnes.

Infographie de Julie Berclaz, repiquée de l’Hebdo:

Pour la décrypter, partez à gauche au producteur et suivez les petites flèches blanches. Remarquez la grosse double bulle au milieu: c’est la place que prennent les négociants, ou traders.

Observons les 5 facteurs influençant les prix:

  1. Les conditions climatiques: inmaîtrisables, on doit faire avec.
  2. Les barrières à l’exportation: règles que l’on peut changer
  3. La spéculation: procédé dont le but est d’augmenter le capital des acteurs du marché
  4. Les barrières à l’importation: règles que l’on peut changer
  5. La demande: manger est indispensable à la vie (en attendant que l’on maîtrise notre ADN dans ce but. Ce n’est pas un gag, mais un autre sujet).

Sur ces 5 points, 2 (en noir)  sont inamovibles : le climat et l’humain. Nous humains voulons vivre et le climat fait partie intégrante de la Terre qui nous permet de vivre. Au milieu de ça, en gris, 2 points sont l’organisation de la vie, qui peut être modifiée comme toute loi. Et 1 ne sert qu’une minorité, souvent déjà riche: la spéculation.
Le climat est l’environnement naturel dans lequel les organismes de la Terre vivent. Minéraux, plantes, animaux et humains. Les organismes se nourrissent et se recyclent les uns des autres. Jusque-là tout va bien.
Un de ces protagonistes, l’humain, organise sa vie en société, invente le papier-monnaie, crée des structures et le bordel commence le jour où l’on invente la dette, les intérêts et la bourse. La spéculation est l’intermédiaire entre le producteur et le consommateur. Il pourrit tout le système. C’est bien connu, l’argent et le pouvoir rendent fous. On se retrouve avec quelques bipèdes en chemise blanche qui achètent et vendent des valeurs. Pas des stocks de blé ou de maïs. Juste des valeurs. Ces échanges influencent les prix. Les pays étant tous régis par le même système, les plus pauvres sont en première ligne de tir. Le Maghreb en témoigne, et bientôt peut-être d’autres pays d’Europe ainsi que les USA qui sont dans une situation catastrophique.
Voici la profonde injustice de ce système: ceux qui y sont le centre et qui ne manquent de rien, causent famines, révoltes, pauvreté.
Jean Ziegler le dit clairement: ce sont des criminels. Il propose d’ailleurs d’interdire de spéculer sur les matières premières agricoles. Ce serait la moindre des choses pour limiter les crises à venir.

A voir aussi le documentaire « We Feed the World ».

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