Pour en finir avec Jésus (et trouver la foi)

Posted on 14 février 2011

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Avant-propos:
Cet article n’est en aucune manière destiné à dénigrer la foi. On peut être spirituel, animé par la foi sans être attaché à des rituels ou des systèmes de croyances religieuses. Ce qui est mon cas. Je crois sincèrement qu’une force créatrice hors de notre contrôle existe, mais qu’elle n’a pas de forme et n’a pas de nom. Qu’elle existe hors de la compréhension rationnelle et donc pas manipulable par l’ego humain. Les rituels par contre, bien qu’ils puissent ressembler, peuvent être le déclencheurs de conflits.

Salut les gens.

Inspiré par la première partie du film Zeitgeist The movie, je vous en offre ici le résumé. Après tant d’autres, Peter Joseph nous montre que la religion chrétienne n’est autre qu’une version romancée des mythes égyptiens, datant de 3000 ans av. J.C.
Mythes eux-mêmes voués au culte du Soleil et des astres. Ou comment l’observation des étoiles et des cycles naturels est devenu une histoire, avec des personnages, des événements, des dates, utilisée à des fins discutables.

Les religions ne sont que des rituels

Le pragmatisme n’empêche aucunement la spiritualité. La religion n’est rien d’autre qu’une série de rituels, sensés célébrer ce que l’on nomme Dieu. Remettre en question la religion n’implique pas de rejeter Dieu. Ne mélangeons pas les ingrédients. La confusion est d’ailleurs la source des conflits. Il est important de toujours prendre en considération l’ensemble et ses parties. Même si les écrits autour de Jésus sont largement fictifs, il est bien possible qu’un maître spirituel tel que lui aie existé. Il aura été un de ces êtres éveillés qui guida ses frères et sœurs humains.

Jésus est un symbole solaire

On connaît tous l’histoire:
La naissance d’un messie est annoncée. 3 rois y sont envoyés, guidés par l’étoile de l’Est. Né d’une vierge un 25 décembre, il sera un enfant prodigue à 12 ans, baptisé à 30 ans et commence son règne. Il voyage avec 12 disciples, réalise des miracles. Surnommé: Vérité, Lumière, Agneau de Dieu, Fils de Dieu, Le Bon Berger, etc… Après avoir été trahi par un de ses disciples, il fut crucifié, mort 3 jours et ressuscité.
Le truc intéressant est que cette histoire est celle d’Horus, le dieu égyptien. Sur certains détails, on trouve des mésententes de basse-cour. Chaque bloggeur (comme moi d’ailleurs) y va de son opinion, mais selon les sources sérieuses, tout semble concorder. Les histoires de Jésus, d’Horus et d’autres sont étrangement similaires. D’autres? Oui, car Attis (Grèce, -1200), Krishna (Inde, -900), Dionysos (Grèce, -500) et plus encore partagent la même histoire.
Pourquoi? Parce que manifestement, tous se sont inspirés d’une même réalité. Plus ancienne qu’eux, cyclique et observable, vaste et insurmontable. Toute-puissante diront certains. Et qu’est-ce qui correspond le mieux à ces attributs? Le cosmos et ses composants. Les étoiles et les planètes. La nature, les vents, le Soleil, le feu, l’eau. Quoi de plus intimidant que les forces de la nature? Quoi de plus tentant que de s’attribuer ou de se rendre le témoin de ces forces?

Observer ce qui est.
Horus était le dieu du Soleil. Toutes les anciennes civilisations lui ont voué un culte. Ces cultes, nommés « païens » par ceux qui adoptent le point de vue religieux, sont en fait bien plus près de la sagesse que leurs détracteurs. C’est grâce au Soleil que nous vivons, ou plutôt de la conjonction de ses effets avec les propriétés de la Terre. La photosynthèse est un vrai miracle: transformer la lumière en matière, séparer l’eau et fournir de l’oxygène. Pas besoin de messie pour ça. La vie d’une plante, d’un arbre sont des miracles quotidiens. Tellement quotidiens que l’on ne les voit pas. Un miracle à tous les coins de nature devient la norme.

Quand on regarde les détails
de plus près, ça devient rigolo.

– L’étoile de l’Est guidant les 3 rois, c’est Sirius, l’étoile la plus brillante du ciel nocturne.
– Le 24 décembre, elle se trouve alignée avec la ceinture d’Orion, 3 étoiles surnommées les « 3 rois » ou les « rois mages ».
– Le 25 décembre, cet alignement pointe vers le Soleil levant. 3 étoiles alignées avec Sirius pointent le lieu de « naissance » du Soleil. Ou autrement dit, 3 étoiles sont guidées vers le Soleil.
Ce n’est pas fini.
Bethléem signifie « La maison du pain », tout comme la constellation de la Vierge, représentée par une jeune femme tenant un épi de blé. C’est aussi le signe du zodiaque et de la période des moissons, là où l’on sort de terre le fruit du labeur.
– 3 jours avant le 25 décembre, le 22 est le jour où le soleil est le plus au Sud, le plus bas. La « mort » du soleil.
– Lors du solstice d’hiver, le soleil semble rester 3 jours sans bouger.
– A ce moment, une petite constellation se trouve tout près: la Croix du Sud. On trouve le symbole de la croix dans un cercle dans les représentations du Christ. la Croix  du Sud et le Soleil. Ainsi que bien avant, au néolithique, avec la « roue du soleil ».
– Le 25 décembre, le soleil bouge d’1° et reprend la montée vers le Nord. La « naissance » du Soleil.
– La célébration de Pâques (déterminée par le dimanche suivant le pleine lune, méthode des plus pragmatiques) est celle de l’équinoxe du printemps. Le moment où les jours deviennent plus longs que les nuits. La victoire du jour sur la nuit.
– Les 12 disciples, ainsi que les 12 tribus d’Israël, 12 frères de Joseph, 12 prophètes, etc… sont les 12 signes du zodiaque correspondant à 12 constellations.
– La couronne d’épines sur la tête de Jésus, encerclée du symbole du Soleil, est la représentation de ses rayons.
– Les Ages souvent cités dans la Bible ramènent à la précession des équinoxes, qui est le lent changement de direction de l’axe de rotation de la Terre. Ils durent environ 2150 ans et sont symbolisés par les signes du zodiaque. Ils changent à l’équinoxe du printemps et il faut 25’800 ans pour que l’axe de la Terre passe devant les 12 signes. 12 x 2150 = 25’800. On l’appelle la « grande année ». L’ère de Jésus est celle du Poisson, de 1 à 2150 ans. Nous y sommes et la suivante sera celle du Verseau, dès 2150.  Moïse a symbolisé celle du Bélier, de  -2150 à 1. Rappellez-vous le Veau d’Or, c’était le symbole de l’ère du Taureau.
– Quand Jésus dit: « Je serai avec vous jusqu’à la fin des temps », il s’agit d’une erreur de traduction. La juste est « Je serai avec vous jusqu’à la fin de l’Ère ». La fin de l’ère du Poisson. Tout ce qui est naturel est cyclique. Pas de fin, que de l’infini, car tout recommence. Comme le jour après la nuit.

Tous ces aspects sont édifiants et font du sens. D’un point de vue historique, il n’existe aucune trace concrète de l’existence d’un personnage se baladant avec 12 personnes et réalisant des miracles. Un tel personnage ne marquerait-il pas les mémoires? Les écrits? Alors qu’à cette époque, d’autres personnalités connues ont laissé leur trace?
Même si l’on admet que la Bible est un récit symbolique et que ses protagonistes n’ont jamais vécu, on peut reconnaître sa valeur philosophique. Le problème est que cette histoire à du sang sur ses pages.
En 325 avant J.C., l’empereur Constantin réunit le premier Concile de Nicée et établit les doctrines politiques du christianisme. « Afin de rétablir la paix religieuse et de construire l’unité de l’Église, et sans doute aussi de parvenir à ses fins politiquement… » Ainsi commença une longue histoire de massacres chrétiens et d’une imposture à grande échelle. 1600 ans de mensonges.

Le problème est rarement l’outil, mais plutôt l’intention, ou comment on s’en sert. Le christianisme a été utilisé comme moyen d’étendre un domaine. Comme d’autres religions ont eu leurs lots de calamités. Si le problème n’est pas l’outil, observons-le.

A-t-on vraiment besoin de tous ces rituels? Ayant été élaborés de toute pièce, à partir de mythes anciens eux-même inventés sur la base d’observations astronomiques, ils engendrent forcément de la désapprobation, à un moment ou un autre. Vouer un culte au Soleil, les étoiles ou la Terre ne peut pas créer de désaccords. Le Soleil et la Terre sont là. Ce qu’ils sont et leur fonction sont indiscutables. Qu’y a-t-il de plus rassembleur que des choses aussi concrètes? Par contre il ne peut pas favoriser une élite qui s’attribuerait ces connaissances sous forme de rituels. D’où la religion qui y ajoute des valeurs morales. Tandis que des pratiques aussi simples que la méditation ne demandent qu’un peu de temps et de volonté.
Les religieux ont placé tout le mystère et la référence morale dans une seule et unique figure mythique, et se sont autoproclamés ses représentants légitimes. Isoler au lieu de partager. Voilà l’essence-même de toute religion monothéiste. Et c’est criminel. Car on retire à chacun son pouvoir qui lui est propre. Celui de jauger et développer ses propres valeurs. Dieu (ou quelque nom qu’on lui donne) est en chacun de nous.

Pourquoi construire ces mythes basés sur les astres? Sans-doute parce qu’utiliser des symboles valorise la valeur cachée de ce qui fait la magie du quotidien. Cette magie que l’on ne voit plus, à force de les côtoyer.

Avançons un peu. Admettons que la plupart des personnages cités dans la Bible n’ont pas existé. Ou alors il y a eu un maître spirituel qui a guidé et enseigné la vie à ses semblables. Qui a planté une graine de spiritualité dans la société de l’époque.

Dans ce cas, pourquoi utiliser les textes bibliques comme une doctrine et vouloir l’imposer à tout le monde? Parce que l’humain a une faille: son ego.
Cet ego qui veut dissocier les choses, comparer, être plus fort, avoir plus, qui veut contrôler,  disséquer, dominer et ensuite souffrir pour blâmer les autres, et entretenir le cercle vicieux de la haine et de la souffrance. C’est la source de toute souffrance humaine, à travers les temps. la religion ou toute structure contraignante n’en est que le contributeur.

Pourquoi refuse-t-on de changer d’avis ou de croyance?
Parce que notre ego nous fait nous identifier à elles. Plaçant le fondement de ce que nous sommes dans ce que nous croyons, il est logique de vouloir défendre à tout prix nos croyances.  C’est la folie du « je suis ce que je crois ». Si je perds mes croyances, je meurs, aaaaargh.

De nos jours, c’est une autre structure qui domine le monde: l’économie de marché. Pas l’argent en soi, mais les principes d’échange de valeurs qui ruine des pays entiers.
Espérons que la raison et le bon sens redeviendront la norme.

J’ai parcouru quelques sites qui contre-argumentent ces théories de « païens ». C’est souvent la même méthode. Par exemple: sur la liste des points communs entre Horus et Jésus, ils prennent un aspect isolé et signalent qu’il ne se répète pas dans toutes les comparaisons. C’est comme en argumentation politique: on isole un aspect et on gonfle son importance au point de le placer au centre du problème, tout en occultant la globalité du sujet discuté.